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	<title>Les Editions Romaines &#124; Presse et Communication</title>
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	<description>La philosophie adoptée par les Editions Romaines est inspirée des valeurs profondes qui animent l’Occident. Elle repose sur l’affirmation de l’importance de la raison dans ses axes humanistes, libéraux et chrétiens.</description>
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		<title>Le Grand Mystère</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 14:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mircea Milcovitch]]></category>
		<category><![CDATA[Nos auteurs]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Ancien Testament et les Evangiles concentrent la richesse de toute la théologie chrétienne. Pour autant – et surtout à l’heure actuelle où il est presque de bon ton d’envisager une lecture et une interprétation personnelles de ces écrits – il reste difficile à qui veut découvrir les mystères chrétiens de pouvoir accéder à cette connaissance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’Ancien Testament et les Evangiles concentrent la richesse de toute la théologie chrétienne. Pour autant – et surtout à l’heure actuelle où il est presque de bon ton d’envisager une lecture et une interprétation personnelles de ces écrits – il reste difficile à qui veut découvrir les mystères chrétiens de pouvoir accéder à cette connaissance par lui-même, ou, à défaut, d’arriver à appréhender les premières couches de sens que recèlent les textes saints.</p>
<p>Ainsi présenté sous la forme d’un essai d’anthropologie biblique, Mircea Milcovitch nous fait partager des déductions  tirées  du récit de la Genèse, éclairées par les Evangiles, pour mettre en évidence la place de l’homme dans le dessein de Dieu. Dès lors peuvent être abordés avec l’intelligence de la foi des thématiques telles que le libre arbitre, le rapport corps/âme/esprit, les notions du temps comme de la mort et surtout les grands mystères constitutifs de la chrétienté que sont, par exemple, la Sagesse de Dieu, l’Incarnation du Verbe et la Tri-Unité divine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mircea Milcovitch est artiste, sculpteur et peintre. Il est né dans le sud de l’ancienne Bessarabie, actuellement en Ukraine. Il a étudié les arts plastiques à Bucarest et s’est exilé en France en 1968. Il est l’auteur, notamment, de « Des symboles universels à la spiritualité chrétienne (Ed.Retz, 1991) et de « Journal d’Exil », paru en 2011 aux Editions Amalthée.</p>
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		<title>Corps, Âme, Esprit : de l&#8217;anthropologie spirituelle à la psychanalyse</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 15:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Michel Fromaget]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Willequet]]></category>

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		<description><![CDATA[Organisée par Les Editions Romaines le 7 mars 2013, la conférence qui réunissait pour l’occasion MM. Pierre Willequet et Michel Fromaget porte sur l’analyse des différences et points communs de deux disciplines : l’anthropologie spirituelle et la psychanalyse. Messieurs Michel Fromaget et Pierre Willequet, auteurs respectifs des ouvrages Eros Philia Agape, nouveaux essais d’anthropologie spirituelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Organisée par Les Editions Romaines le 7 mars 2013, la conférence qui réunissait pour l’occasion MM. Pierre Willequet et Michel Fromaget porte sur l’analyse des différences et points communs de deux disciplines : l’anthropologie spirituelle et la psychanalyse.</p>
<p>Messieurs Michel Fromaget et Pierre Willequet, auteurs respectifs des ouvrages <em>Eros Philia Agape, nouveaux essais d’anthropologie spirituelle</em> et <em>Le vide spirituel</em>, ont abordé dans ce débat les questions de l’âme, du corps et de l’esprit à l’aune de leurs domaines respectifs.</p>
<p>A l’heure où une grille de lecture post-moderne des notions de corps, d’âme et d’esprit part dans tous les sens du subjectivisme, il était très plaisant de constater ici combien, à quelques nuances évidentes près, l’approche psychanalytique apportée par Pierre Willequet et l’approche anthropologique chrétienne abordée par Michel Fromaget se rencontraient.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/CM-ATEz-_1M" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Le Syndrome de Kierkegaard &#8211; Résumé</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 14:44:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Luc Berlet]]></category>

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		<description><![CDATA[Le « syndrome de Kierkegaard » pourrait être défini comme l’incapacité de l’homme à concilier l’amour de la femme et l’amour de Dieu. Concrètement, cette incapacité se traduit chez l’écrivain par le refus de toute vie amoureuse, pourtant à portée de mains, en faveur d’une vie ascétique entièrement consacrée à l’écriture et à la réflexion philosophique. Ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le « syndrome de Kierkegaard » pourrait être défini comme l’incapacité de l’homme à concilier l’amour de la femme et l’amour de Dieu. Concrètement, cette incapacité se traduit chez l’écrivain par le refus de toute vie amoureuse, pourtant à portée de mains, en faveur d’une vie ascétique entièrement consacrée à l’écriture et à la réflexion philosophique. Ainsi le philosophe, bien qu’objet de convoitise féminin, écarte toute relation charnelle au profit d’une idéalisation de l’Amour, lui permettant une élévation spirituelle vers Dieu. En découle une tension permanente, trouvant son exutoire dans une hypergraphie non dissimulée. Et, tout comme Stendhal a été le porteur emblématique du syndrome auquel il a légué son nom, Søren Kierkegaard (1813-1855) fut très certainement le symbole moderne de l’abandon douloureux et non sans regrets du temporel au profit d’un idéal spirituel.</p>
<p>Jean-Luc Berlet retrace ainsi dans cet ouvrage le parcours pour le moins singulier de ce penseur danois de confession chrétienne, à travers les fruits de la grande fécondité littéraire dont ce dernier fit preuve suite à la rupture de ses fiançailles avec Régine Olsen. L’auteur brosse ici un tableau complet de l’énigmatique personnalité de Kierkegaard, n’oubliant aucune des inspirations qui ont nourri sa réflexion : du <em>Don Giovanni</em> de Mozart à Socrate en passant par Abraham, traversant ainsi les grandes thématiques de l’Amour chères au philosophe et qui forment les stades esthétique, éthique et religieux de l’existence.</p>
<p>A la veille du bicentenaire de la naissance de Kierkegaard, il n’est pas inintéressant de se replonger dans l’œuvre magistrale de ce philosophe, considéré par beaucoup comme le père de l’existentialisme, à une époque où le temporel semble avoir définitivement supplanté le spirituel.</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/xu2x05_le-syndrome-de-kierkegaard_webcam" target="_blank">Le Syndrome de Kierkegaard</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/leseditionsromaines" target="_blank">leseditionsromaines</a></em><a title="Syndrome de Kierkegaard" href="http://www.librairieromaine.biz/2012/10/17/le-syndrome-de-kierkegaar%E2%80%8Bd-2/" target="_blank"></p>
<p>Achetez ce livre </a></p>
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		<title>L&#8217;Art de l&#8217;Espérance</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 15:06:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[ Ce texte, paru dans le premier numéro de la revue La Sœur de L’ange (Printemps 2004), doit être mis en perspective avec les travaux récents d’Aude de Kerros et de Christine Sourgins dont la dénonciation de l’art contemporain se fonde sur l’authentique paradosis chrétienne. La finalité de l’art – pourquoi l’art ? – pose le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5123" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/281277098.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5123" title="281277098" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/281277098-150x150.jpg" alt="Hildegarde von Bingen" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Hildegarde von Bingen</p></div>
<p> Ce texte, paru dans le premier numéro de la revue La Sœur de L’ange (Printemps 2004), doit être mis en perspective avec les travaux récents d’Aude de Kerros et de Christine Sourgins dont la dénonciation de l’art contemporain se fonde sur l’authentique paradosis chrétienne.</p>
<p style="text-align: justify;">La finalité de l’art – pourquoi l’art ? – pose le problème de l’homme : qu’est-ce que l’homme ? La redécouverte du paradigme anthropologique ternaire – corps-âme-esprit – réintroduit, sur les ruines de l’art moderne, la dimension spirituelle de l’espérance.</p>
<p style="text-align: justify;">La distinction de l’âme et de l’esprit est la clef de ce que nous appelons l’art de l’espérance. Cette conception tripartite de l’homme, reflet du macrocosme, fut transmise à l’art roman par les deux sources grecque et hébraïque. Dans l’anthropologie de la chrétienté romane l’âme s’insère entre le corps et l’esprit. Cette position intermédiaire lui permet de se tourner – comme en ces miroirs si justement nommés psychés – aussi bien du côté du monde matériel que du côté du monde spirituel. La rupture de la modernité – et de l’art moderne – correspond au clivage de l’âme vers la matière.   </p>
<p style="text-align: justify;">Platon définissait ainsi l’inquiétude de l’homme déchu : « Celui qui désire une chose qui lui manque et ne désire pas ce qui ne lui manque pas » [1]. Notre âme vissée nous précipite dans l’abîme du manque – qui est désir – et nous chutons dans l’égarement de l’ennui ou l’angoisse de la déréliction. Mais l’ennui et l’angoisse ne sont pas du même ordre : à travers l’angoisse pointe la foi – première des trois vertus théologales – par laquelle peut se produire le déverrouillage de l’âme. C’est dans la perspective de la foi que se place l’art de l’espérance.    </p>
<p style="text-align: justify;">Dans son Quatrième évangile, Jean associe constamment la foi, pistis, à la connaissance, gnosis : les deux termes étant pour lui identiques. En effet, la foi hébraïque – hémounah – et sa retranscription grecque – pistis – ne portent pas sur l’existence de Dieu. La foi n’a rien à voir avec la croyance mais avec la connaissance : Dieu existe et sans lui rien n’existerait. Connaître Dieu n’est pas une possibilité mais une certitude : un impératif du Verbe. L’âme, ainsi déverrouillée, devient en instance d’espérance, il ne lui reste qu’à se convertir pour réaliser la vocation de l’art qui est la mise en dialogue du corps et de l’esprit, de la terre et du ciel.</p>
<p style="text-align: justify;">La profondeur de l’esthétique contemplative conçoit l’œuvre d’art comme un miroir tourné vers la beauté de l’esprit. Ce retournement de l’âme est une grâce résultant de son dépouillement apophatique : l’art offre à l’âme la possibilité de s’extraire de son néant. Sur cette expérience essentielle, il y a chez Simone Weil un passage très éclairant, dans La connaissance surnaturelle, lorsqu’elle pose la question : « Que devient l’énergie d’un désir quand ce désir n’est pas satisfait ? » Si l’homme refusait de nourrir la partie charnelle de son âme, il se passerait en lui quelque chose d’analogue à ce que le corps éprouve dans le jeûne : dépourvu de nourriture, le corps digère sa propre substance. De même, l’âme qui ne mange pas se nourrit d’elle-même : « la partie éternelle digère la partie mortelle de l’âme et la transforme ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le nihilisme moderne, issu du déni cartésien de l’esprit, a ouvert la voie du totalitarisme technologique. Il est du plus grand intérêt d’observer combien l’industrialisation de l’œuvre d’art par les techniques de reproduction a modifié ontologiquement l’expérience esthétique. Tout s’est passé comme si l’industrialisation de l’imprimerie n’avait eu pour but que l’instauration d’une culture de masse mondialisée. Le changement réel introduit par l’imprimerie fut d’ordre économique : à partir du moment où le livre s’est multiplié, il est devenu possible de le vendre à un nombre plus important d’acheteurs et, par conséquent, de l’utiliser pour faire de l’argent. Cela a profondément modifié les dispositions de tous ceux – de l’auteur à l’éditeur – qui sont impliqués dans sa production. Dans un article célèbre, « De la littérature industrielle », paru en 1839, Sainte-Beuve a décrit le moment de l’accélération décisive de ce phénomène où l’on voit l’écrivain se transformer en homme d’affaires et l’édition en grande industrie.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que des techniques, d’abord conçues pour servir la diffusion de l’expérience esthétique, se retrouvent détournées de leur intentionnalité première et utilisées pour participer à la dégradation et à la réification des œuvres d’art. Les exemples de cette logique du Règne de la quantité sont nombreux : des photographies d’œuvres d’art – seraient-elles en trois dimensions – ne sont pas des œuvres d’art ; de même qu’un arrangement musical – aussi perfectionné soit-il – n’est pas de la musique. Il y a près de quarante ans, Étienne Gilson analysait ainsi ces évidences : « S’il est vrai que les productions de l’homme sont des œuvres plutôt que des choses, celles des machines que l’homme a inventées pour les fabriquer redeviennent des choses. Elles sont produites par la machine au lieu de l’être par la nature, mais ce sont des choses, des objets culturels plutôt que des œuvres d’art. Les procédés mécaniques de multiplication, reproduction et diffusion des imitations industrielles des œuvres d’art ont donc pour effet de substituer à des œuvres d’art, faites par l’homme, des œuvres &#8220;d’art&#8221; ou  &#8220;objets culturels&#8221;  dont le statut ontologique est analogue à celui des choses naturelles. Dépendant de l’art dans son origine, qui est l’artiste, l’objet d’art en diffère spécifiquement par sa cause efficiente, qui est la machine, et par sa fin qui est l’argent. » [2]</p>
<p style="text-align: justify;">L’industrialisation capitaliste a oblitéré la transcendance de l’art. L’effacement de la conception tripartite de l’homme correspond à la période liminaire de la mécanisation moderne de la technique. Jusqu’à la fin de la période romane, la « tripartition anthropologique » [3] avait été une référence constante de la théologie chrétienne occidentale, mais la « crise du XIIIème siècle » allait préparer le passage vers l’anthropologie dualiste cartésienne qui triomphera au 17ème siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi tous les éléments qui témoignent de la perte de l’esprit en Occident, le renversement de la perspective dans l’iconographie [4] annonce la solidification de la pensée, le désenchantement du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Quattrocento italien a inventé, en se soustrayant à la spatialité médiévale, la théorie de la perspective moderne et créé ainsi les conditions d’un développement des nouvelles techniques de reproduction mécanique des images. Dans les miniatures et enluminures romanes les perspectives sont « inversées », c’est-à-dire que les points de fuite des parallèles horizontales, au lieu d’être représentées comme au-delà du dessin, sont suggérées comme étant devant lui, approximativement à l’endroit où se trouve l’observateur. Il y a donc, ainsi que dans les icônes orientales, une conversion du regard du spectateur vers l’intériorité du tableau. Loin d’être une maladresse technique, cet effet est recherché : le spectateur, à travers l’œuvre d’art, est regardé par son être essentiel. Au contraire, le système perspectif de la Renaissance rétablit l’extériorisation du regard de l’observateur par rapport à la chose observée. Cet art pictural, qui adopte la perspective des yeux de notre corps, s’il demeure capable de charmer notre âme, ne peut plus désormais voir par les yeux de l’esprit. Seuls des artistes à trois dimensions peuvent transmettrent la présence réelle et synchronique de l’esprit en Occident.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre manifestation de la «crise du  XIIIème» siècle fut la séparation de la théologie et de la mystique. Il est impossible d’appréhender l’expérience mystique – qui est d’ordre trinitaire et dynamique – à travers une formulation binaire de l’homme. Toutes les œuvres des grands spirituels et contemplatifs se fondent sur l’anthropologie ternaire. Comment pourrait-il en être autrement, puisque l’expérience mystique n’est rendue possible que par la mise en œuvre de l’esprit ?</p>
<p style="text-align: justify;">Claude Tresmontant a pu dire que, « selon la théologie chrétienne, l’humanité n’a pas d’autre avenir que la vie mystique ». L’unique destinée de l’homme créé est de rentrer en relation avec l’Incréé. Dans la réalité psycho-somatique de l’homme, l’esprit inscrit le désir naturel d’une fin surnaturelle : « Et pour être capable de cette destinée ultérieure, l’homme reçoit en lui l’esprit : l’esprit de Dieu vient travailler en lui, qu’il le sache ou non, et c’est parce que l’esprit de Dieu vient travailler en lui, qu’il le sache ou non, que l’homme devient lui même esprit, pneuma. L’esprit en l’homme, ce n’est donc pas le psychisme, c’est ce par quoi l’homme est capable d’entendre et de comprendre ce que dit l’esprit de Dieu à l’homme, c’est ce par quoi l’homme est capable d’entrer en communication avec l’esprit de Dieu. » [5]</p>
<p style="text-align: justify;">La mystique est la seule antidote au nihilisme de la société moderne. Toute société humaine pour se conserver doit lutter contre l’esprit, emprisonner l’homme dans son psychisme, empêcher qu’il ne devienne un teleios, un homme achevé, complet.  On se rappellera la légende du « Grand Inquisiteur » que Dostoïevski a enchâssée dans Les Frères Karamazov : le Christ réapparaît dans une rue de Séville, à la fin du XVème siècle et, le reconnaissant, le Grand Inquisiteur le fait arrêter. La nuit, dans sa geôle, il vient reprocher au Christ la « folie » du christianisme : la liberté pour l’homme de se déifier en se tournant vers Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la métaphysique judéo-chrétienne, l’âme humaine n’est pas naturellement immortelle, elle peut mourir. Il y a donc deux morts : l’une du corps, l’autre de l’âme. Cette dernière est la « seconde mort » dont parle l’Apocalypse : l’âme qui refuse de naître à l’esprit disparaît dans le néant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport de l’homme à sa culture – sa sociabilité – peut tuer en lui son être essentiel, les grands rebelles de l’esprit le savent : toute société, afin de perdurer, doit nécessairement faire que les hommes renoncent à naître à l’esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les premiers chrétiens s’avisèrent que la Parousie, qu’ils avaient cru imminente, tardait à se réaliser, il leur fallut composer avec ce monde afin d’y survivre ; telle fut la trahison inaugurale de la civilisation chrétienne : l’étouffement, au cœur même de l’Église, du chrétien mystique par le chrétien social. Lorsque le social prend la place du théos, il se produit, dit Henry Corbin dans Le paradoxe du monothéisme, « une sécularisation visant à la destruction du plan métaphysique », et il ajoute que, « dans la mesure où cette désacralisation procède de la négation de toute perspective métaphysique, de tout &#8220;arrière-monde&#8221;, voici qu’un pseudo-sacré peut réinvestir les institutions humaines sécularisées. Au phénomène de l’Église succède tout simplement l’État totalitaire. » [6]</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la tradition mystique chrétienne, la foi, l’espérance et la charité ne sont pas des qualités psychiques mais des vertus théologales qui appartiennent à l’ordre du spirituel. La foi, c’est l’intelligence transmise à l’homme par l’Esprit de Dieu ; la charité, c’est l’Amour donné à l’homme par L’Esprit de Dieu ; et l’espérance, c’est l’attente de Dieu qui, contre tout espoir humain, s’en remet à l’Esprit de Dieu pour qu’advienne la métanoïa de l’homme intégral.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle et la raison d’être de l’art n’est pas d’édifier, d’apporter une morale pour régler les mœurs de la vieille humanité animale, mais de créer l’humanité nouvelle qui est l’humanité réelle, celle que Dieu vise depuis les origines : l’art doit se faire la cible de Dieu.</p>
<p style="text-align: right;"> <strong>Article tiré du magazine Contrelittérature (25 juillet 2008) avec l’aimable autorisation de l’auteur M. Alain Santacreu.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">NOTES</span></p>
<p>[1] Platon, Le Banquet, 200, a-e. </p>
<p>[2] Étienne Gilson, La société de masse et sa culture, Paris, Vrin, 1967, p. 18.</p>
<p>[3] Cf. Jean Borella, &#8220;La tripartition anthropologique&#8221;, in La Charité profanée, Éditions du Cèdre, 1979, pp. 117-133.</p>
<p>[4] Sur la rupture iconographique de la &#8220;crise du XIIIème siècle&#8221;, on consultera : Henri Focillon, Le Moyen Âge roman, Paris, Armand Colin, 1965 ; Philippe Ariès, L&#8217;homme devant la mort, Paris, Seuil, 1977 ; et le magnifique ouvrage de Michel Fromaget, Majestas Domini, Brepols Publishers, Turnhout, Belgique, 2003.</p>
<p>[5] Claude Tresmontant, La mystique chrétienne et l&#8217;avenir de l&#8217;homme, Paris, Éditions du Seuil, 1977, p. 17.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[6] Henry Corbin, Le paradoxe du monothéisme, Paris, Édition de l&#8217;Herne, 1981, p. 180.</p>
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		<title>Les Pensées et Maximes de Robert E. Lee pour les jeunes générations</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 12:48:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Richard G. Williams Jr.]]></category>

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		<description><![CDATA[Durant sa vie entière, Robert E.Lee a été guidé par sa foi. Il y a puisé sa force non seulement durant les périodes de troubles mais elle a également été le fondement de son rapport à l’autre. A l’heure où les intérêts personnels et le matérialisme gouvernent trop souvent le monde, ces courtes pensées et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5108" class="wp-caption alignleft" style="width: 222px"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/lee.jpg"><img class="size-medium wp-image-5108 " title="lee" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/lee-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">A PARAÎTRE</p></div>
<p style="text-align: justify;">Durant sa vie entière, Robert E.Lee a été guidé par sa foi. Il y a puisé sa force non seulement durant les périodes de troubles mais elle a également été le fondement de son rapport à l’autre. A l’heure où les intérêts personnels et le matérialisme gouvernent trop souvent le monde, ces courtes pensées et maximes permettent aux (jeunes) lecteurs de se raccrocher aux valeurs essentielles et aux qualités portées par le Général Lee: l’érudition, la foi, le sens de l’honneur et du devoir, la sagesse et le respect pour l’ensemble de la Création de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ouvrage est d’autant plus instructif et agréable à parcourir que chacun des chapitres est précédé d’une anecdote sur la vie du Général, permettant ainsi au lecteur de mieux comprendre et apprécier le grand homme qu’il était ; de plus, les citations sont systématiquement replacées dans leur contexte et leur époque, ce qui apporte une valeur historique certaine à l’ouvrage. Bien que l’ouvrage fût adressé aux jeunes générations de son temps, les observations et le parcours de Robert E. Lee, parfaite illustration de ce que doit être un homme dans toutes les dimensions de son existence et de son rapport au monde, offrent un modèle essentiel pour chacun d’entre nous, une base de réflexion sur soi-même et sur nos sociétés modernes, ainsi qu’un point de départ précieux pour amorcer un dialogue intergénérationnel. De ces recommandations et observations, il ressort un guide abordant différentes thématiques telles que l’éducation, l’humilité et bien entendu la foi chrétienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Un grand mérite doit être attribué à l’auteur-éditeur, Richard G. Williams pour son extraordinaire travail de recherche et de compilation. La manière dont il a su rassembler ces maximes permet véritablement de pénétrer en profondeur la pensée de Robert E. Lee et de transmettre au lecteur son héritage intellectuel et spirituel.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chapitres en clôture de l’ouvrage apportent des indications précieuses sur la personnalité et les sources d’inspirations du Général Lee. Ceux-ci contiennent notamment des commentaires de personnes du Nord comme du Sud, ce qui donne une idée de l’admiration que suscitait Lee au-delà de toute considération politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Editions Romaines ont donc le bonheur de publier ici la traduction française, réalisée par M. Renaud Joseph, de cet ouvrage très complet et instructif qui permet d’aborder à la fois l’homme, sa pensée, inscrite dans la foi chrétienne, et le contexte historique dans lequel il se place.</p>
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		<title>Interview de Jean-Pierre Irali</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 08:25:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Culte des SaintsCatholiques en Europe&#8230; par leseditionsromaines L’histoire des saints catholiques vénérés en Europe centrale et orientale aux XVIIIe et XIXe siècles, ne saurait laisser personne indiérent. Cet ouvrage orienté vers la piété populaire, relate une époque où des artistes populaires peignaient sur verre des images chrétiennes qui étaient devenues de véritables oucliers spirituels face aux agressions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xydhx3" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xydhx3_le-culte-des-saintscatholiques-en-europe-centraleet-orientale_webcam" target="_blank">Le Culte des SaintsCatholiques en Europe&#8230;</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/leseditionsromaines" target="_blank">leseditionsromaines</a></em></p>
<p>L’histoire des saints catholiques vénérés en Europe centrale et orientale aux XVIIIe et XIXe siècles, ne saurait laisser personne indiérent.<br />
Cet ouvrage orienté vers la piété populaire, relate une époque où des artistes populaires peignaient sur verre des images chrétiennes qui étaient devenues de véritables oucliers spirituels face aux agressions de toutes sortes.<br />
Cette peinture met en lumière des valeurs liées au divin et aux traditions populaires. Elle est teintée de légendes, de symboles, de créativité et de techniques ancestrales. On y découvre du sacré et du profane, avec un arrière plan folklorique d’où resurgissent parfois de très anciennes croyances païennes.<br />
Ces artistes réalisaient des portraits de saints sur de simples vitres et des colporteurs les vendaient dans les villages aux dèles qui souhaitaient acquérir une image religieuse  protectrice.<br />
Au regard de ces peintures, véritables mémoires spirituelles, on constate que durant des siècles, les religieux et les monarques, hommes et femmes, ont contribué à l’expansion du christianisme en Europe centrale et orientale.<br />
Les manifestations religieuses qui se déroulent dans les diérentes régions européennes sont souvent empreintes de traditions et de coutumes locales. De nos jours, les fêtes calendaires, les sanctuaires et les pèlerinages rassemblent toujours les dèles.</p>
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		<title>Philippe George &#8211; &#8220;Reliques. Le Quatrième Pouvoir&#8221;</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 10:57:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe George]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’est-ce qu’une relique ? À quoi servent les reliques ? Comment s’est développé leur culte ? Quelles sont les grandes reliques vénérées en Europe ? D’un abécédaire à un dictionnaire des grandes reliques, sous des allures à la fois de manuel ou d’ouvrage scientifique universitaire, ce livre se propose de répondre à tout ce que vous avez toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu’est-ce qu’une relique ? À quoi servent les reliques ? Comment s’est développé leur culte ? Quelles sont les grandes reliques vénérées en Europe ? D’un abécédaire à un dictionnaire des grandes reliques, sous des allures à la fois de manuel ou d’ouvrage scientifique universitaire, ce livre se propose de répondre à tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Moyen Âge a vécu un long développement du culte des saints, qui imprègne les mentalités. Les reliques y ont joué un rôle considérable, car le saint est considéré comme présent et puissant par leur intermédiaire. Si les ossements sont les reliques par excellence, il existe toute une série d’autres reliques. Le Saint Suaire et la Sainte Croix sont bien connus, et les ostensions ou les pèlerinages séculaires gardent parfois actualité. Trop souvent ne fut retenu que l’aspect spectaculaire des reliques : leur trafic passe pour scandaleux à nos yeux. Mais le domaine de recherche est immense et  les centres d’intérêt historique multiples. Les reliques sont des instruments de communication exceptionnels et leur puissance médiatique est profonde dans la société. Le culte des reliques traverse toutes les périodes de l’histoire, depuis l’Antiquité tardive ; il concerne le Christ et chaque saint, groupes de saints, à travers la dévotion vouée par les religieux comme par les laïcs. Les reliques sont devenues un nouveau et vrai champ historique.</p>
<p style="text-align: justify;">La publication systématique des trésors d’églises en cours apporte de nouveaux documents. Ouvrir les châsses avec doigté archéologique permet d’en inventorier le contenu avec rigueur et d’en publier les résultats. Les sources écrites retrouvées éclairent parfois l’histoire d’un édifice religieux ou d’une œuvre d’art – le contenant, le reliquaire – et elles mentionnent des noms de saints, de lieux et de personnages, sans oublier leur intérêt paléographique évident. Les objets archéologiques les accompagnant sont divers. Ici se dessinent « les routes de la foi » et, plus largement, se révèlent les traces des contacts humains, un puzzle extraordinaire à reconstituer et qui sort largement du domaine strictement hagiologique. La circulation des biens et des personnes et les réseaux mis en place sont révélés par ces traces matérielles multiformes, qui concourent grandement à la connaissance du passé. Ici commence « le métier d’historien ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur, Philippe George, Conservateur du Trésor de la Cathédrale de Liège et Maître de Conférences à l’Université de Liège, multiplie les contacts interdisciplinaires. Prix Henri Pirenne de l’Académie Royale de Belgique en 2001.</p>
<p style="text-align: justify;">« Grâce à ce médiéviste belge, qui a fait ses preuves dans l’étude de l’hagiographie et des trésors d’église […], nous disposons enfin d’un ouvrage synthétique sur un aspect fondamental de la vie religieuse et culturelle de l’Occident » (Préface d’André Vauchez, Membre de l’Institut).</p>
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		<title>Séance de signatures à la Foire du Livre de Bruxelles</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 12:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Luc Berlet]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Irali]]></category>
		<category><![CDATA[Marianne Poncelet]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Fromaget]]></category>
		<category><![CDATA[Nos auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Willequet]]></category>

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		<description><![CDATA[Divers auteurs seront présents à la Foire du Livre de Bruxelles du 7 au 11 mars 2013 pour une séance de signatures. Michel Fromaget : Vendredi 8 mars de 11h à 12h Pierre Willequet : Vendredi 8 mars de 11h à 12h Jean-Pierre Irali : Vendredi 8 mars de 14h à 15h Marianne Poncelet : Vendredi 8 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/banner_foiredulivre1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5036" style="border: 0px;" title="Foire du Livre" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/banner_foiredulivre1.jpg" alt="" width="610" height="130" /></a></p>
<p>Divers auteurs seront présents à la Foire du Livre de Bruxelles du 7 au 11 mars 2013 pour une séance de signatures.</p>
<ul>
<li><strong>Michel Fromaget</strong> : Vendredi 8 mars de 11h à 12h</li>
<li><strong>Pierre Willequet</strong> : Vendredi 8 mars de 11h à 12h</li>
<li><strong>Jean-Pierre Irali</strong> : Vendredi 8 mars de 14h à 15h</li>
<li><strong>Marianne Poncelet</strong> : Vendredi 8 mars de 14h à 15h</li>
<li><strong>Jean-Luc Berlet</strong> : Dimanche de 15h à 16h</li>
</ul>
<p><a title="Plan Foire du  Livre" href="http://www.flb.be/IMG/pdf/FLB_plan_site_2013_basse_def.pdf" target="_blank">Voir le plan de la Foire du Livre</a></p>
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		<title>Déclaration du Cardinal Marx suite à l’annonce de la démission du Saint Père</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 13:40:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos auteurs]]></category>

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		<description><![CDATA[« Nous voulons continuer à nous inspirer de la remarquable théologie du Pape Benoît XVI pour le futur de l’Eglise » A l’occasion de l’annonce de la démission du Saint Père, le Pape Benoît XVI, le Président de la COMECE, le Cardinal Marx, a fait la déclaration suivante: « Le Pape Benoît XVI a annoncé aujourd’hui son intention [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="center"><strong>« Nous voulons continuer à nous inspirer de la remarquable théologie du Pape Benoît XVI pour le futur de l’Eglise »</strong></p>
<p style="text-align: justify;" align="center">A l’occasion de l’annonce de la démission du Saint Père, le Pape Benoît XVI, le Président de la COMECE, le Cardinal Marx, a fait la déclaration suivante:</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-5026" title="384f85d9f7739f91654797396b323645" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/384f85d9f7739f91654797396b323645.jpg" alt="" width="300" height="203" /></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le Pape Benoît XVI a annoncé aujourd’hui son intention de démissioner le 28 février prochain. En tant que Président de la COMECE, cette décision suscite le respect en même temps qu’elle me rempli d’un profond regret. C’est avec une grande implication que Benoît XVI aura dirigé durant huit années l’Eglise universelle, qu’il a par ailleurs marquée de façon décisive par la clarté de sa théologie. Sa réflexion théologique, qui a toujours cherché à conjuguer la Foi et la Raison, l’Eglise et la Politique, aura notamment constitué la matière des grands discours théologiques et philosophiques qu’il a tenus au Westminster Hall de Londres, devant le Bundestag allemand ainsi qu’à Washington.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il était particulièrement préoccupé par le risque que prenait l’Europe d’oublier ses racines chrétiennes et de perdre ainsi son âme. L’Europe et l’Occident ne sauraient se concevoir sans l’apport du christianisme. Cet apport ne peut seulement consister à critiquer les évolutions de nos sociétés et à noircir l’avenir. Cela doit assurément continuer de faire partie de notre mission prophétique. Mais, plus encore, il s’agit de proclamer au cœur de la situation européenne actuelle, le message universel de l’Évangile, qui est un message d‘espérance.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous sommes remplis de reconnaissance à l’égard du Saint Père pour son action pleine de bénédictions à la tête de l’Eglise catholique, tout en contemplant les nombreuses et précieuses rencontres avec lui durant son pontificat. Nous voulons continuer à nous inspirer de la remarquable théologie du Pape Benoît XVI pour le futur de l’Eglise. Nous, évêques de la COMECE, sommes unis à lui dans la prière et nous demeurerons en communion spirituelle avec lui dans sa retraite. </em>»</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le capitalisme est-il pervers ?</title>
		<link>http://www.leseditionsromaines.biz/2013/01/le-capitalisme-est-il-pervers/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jan 2013 15:35:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La crise financière et économique va bientôt fêter son cinquième anniversaire. Cette lancinante durée esquinte les esprits et les corps, qui y suffoquent chaque jour davantage. Des voix s’élèvent de toute part, tant au sein d’une population très énervée que dans les académies et autres cénacles de la pensée, et ce afin de réformer le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/photo_SB_04.jpg"><img class="alignleft  wp-image-5018" title="photo_SB_04" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/photo_SB_04-287x300.jpg" alt="" width="172" height="180" /></a></p>
<p>La crise financière et économique va bientôt fêter son cinquième anniversaire. Cette lancinante durée esquinte les esprits et les corps, qui y suffoquent chaque jour davantage. Des voix s’élèvent de toute part, tant au sein d’une population très énervée que dans les académies et autres cénacles de la pensée, et ce afin de réformer le capitalisme (pour les plus doux d’entre eux) ou afin de détruire complètement ce même capitalisme quelles qu’en soient les conséquences pour l’organisation et la stabilité même de la communauté humaine à court terme.</p>
<p>Si la crise de 1929 conduisit à l’installation de régimes autoritaires au sein des Etats et finalement à la naissance d’un deuxième conflit mondial, il est à espérer que la crise initiée en 2008 ne conduira pas également à l’expression violente des tensions latentes qui s’accumulent dangereusement au cœur de tous les systèmes juridico-politiques. Non pas une guerre, au sens classique du terme, mais plutôt une fragmentation, une dissolution des Etats, une incapacité de ceux-ci à rembourser leurs dettes aux marchés, une impuissance de ceux-ci à maintenir un régime de sécurité sociale acceptable et à assurer l’ordre public de manière pertinente. Au sein de la vieille Europe, continent qui ne connaîtra pas de croissance cette année, ne risque-t-on pas d’observer un agacement croissant des capitales germanique ou néerlandaise à l’encontre des peuples latins, dont les finances sont désastreuses et dont au moins 30% de l’économie est souterraine ? Cette crise ne va-t-elle pas éprouver une bonne fois pour toutes les grands idéaux humanistes qui furent à l’origine de la création de l’Union européenne, aiguisant là les tentations des replis identitaires, tant il est vrai que l’on ne peut partager avec autrui le contenu d’une assiette vide.</p>
<p>On voit donc se lever une cohorte de penseurs et d’hommes politiques qui voudraient démanteler tout le système financier tel qu’élaboré à la fin de la Seconde Guerre mondiale.   Mais qu’est-ce que le capitalisme ? Le socialisme est-il la bonne alternative à celui-ci ? Peut-on marier socialisme et capitalisme ou doit-on simplement considérer, comme les économistes californiens, que cette crise est tout à fait normale et que le marché restaurera par lui-même l’équilibre tant recherché ? Toute cette problématique a pour centre de gravité la notion de profit. L’économie post-moderne inverserait toutes les valeurs économiques et humaines en faisant du profit sans limites l’objet propre de l’économie et de toute la vie humaine, détruisant par là l’homme après avoir lésé les principes élémentaires du droit naturel. C’est pourquoi il serait bon de séparer la notion de profit de la notion d’économie. Mais, étant donné que le goût du profit est un puissant instinct qui fait partie intégrante de la nature de l’homme, au moins peut-on en modérer l’exaltation, ne pas l’ériger en norme de vie et ne pas en faire l’unique moteur de la culture ambiante. Au contraire, un régime économique véritablement humain devrait être édifié de telle manière qu’en tenant compte des instincts pervers de l’humanité, il les prévienne et, dans la mesure du possible, les refrène. L’accumulation du capital pour lui-même est un vice qui glorifie le culte du moi. Maladie de civilisation qui n’est pas propre au capitalisme et qui se retrouve dans tous les secteurs de l’activité actuelle : les réseaux sociaux en sont un exemple cinglant. On peut y ajouter la publicité, l’adoration de la déesse télévision, la création de fêtes artificielles visant à augmenter la consommation, la favorisation de la dissolution des familles tant il est vrai qu’un être solitaire consomme plus que lorsqu’il est en communauté, et enfin citons l’abominable discrimination sociale basée sur le standing de vie de chacun : apparence vestimentaire, vacances, fonction sociale, état de santé…</p>
<p>Ce culte du moi, qui est un culte intégral du profit sous toutes ses formes transforme l’être humain en individu. Je dis « individu » afin de souligner l’aspect matériel et quantitatif de cette dimension humaine qui déchoit de sa nature propre en orientant toutes ses énergies et ses désirs vers les objets et non les sujets. Cette tendance générale de la civilisation est dissolutive : elle tend à la dispersion, à la désintégration, à la dissolution des liens qui unissent et protègent.</p>
<p>C’est la raison pour laquelle un capitalisme pur est un régime de dissolution des sociétés et des communautés, qui se désintègrent comme des atomes et qui se livrent à une concurrence effrénée et sauvage. Voilà pourquoi paradoxalement, la pure liberté, synonyme de destruction des liens naturels, érigée en système est très dangereuse. Une pure liberté de commerce et d’échange, une pure liberté illimitée de posséder conduit au chaos. L’homme est condamné à ne plus être qu’un simple individu au milieu de millions d’autres qui sont comme lui, déliés des liens protecteurs de la communauté. Quelle surprise désagréable que de s’apercevoir que ces régimes économiques sont promus par les Etats eux-mêmes suite à la Révolution française. Ainsi donc, la sortie de la féodalité a donné naissance à des Etats modernes qui, au nom de liberté, ont créé les conditions de possibilité de leur propre disparition.</p>
<p>Quel est l’avenir immédiat d’un tel régime étatique et économique ? Exactement le même que celui d’un jardin peuplé de bêtes pacifiques et de bêtes féroces dans lequel soudain, le mur protecteur qui séparait les deux espèces s’effondre. Les faibles tombent alors sous les griffes des forts et sont réduits à une servitude immonde ou bien détruits sous la domination brutale des forts. En effet, sûrs de leur puissance supérieure, les forts dépouilleront peu à peu les faibles de leurs ressources et, voyant leur pouvoir augmenter, à mesure que les autres s’affaiblissent, imposeront une contrainte toujours plus infâme à la foule considérable des personnes pauvres. On nous parle de crise depuis 2008 mais on oublie vite de dire qu’il s’agit d’une crise des pays riches et c’est ce pourquoi on en parle. Mais cela fait des décennies que l’on ne parle pas d’une crise beaucoup plus profonde qui voit chaque jour mourir de faim et de soif des milliers d’enfants et d’adultes dans le monde. On oublie également de stipuler que l’argent qui a été dépensé afin de rembourser les dettes de gouvernements étatiques irresponsables aurait largement suffi à mettre en place des fonds d’investissement éthique éradiquant définitivement la faim dans le monde. Oui, toute la vie économique est devenue, surtout pour les plus jeunes et les personnes âgées, horriblement dure et cruelle.</p>
<p>Ce capitalisme-là, sous couvert des droits de l’homme, n’a de règle que son propre estomac boulimique, et est en train de détruire les valeurs fondamentales suivantes :</p>
<ul>
<li>Les valeurs culturelles et spirituelles par la destruction de la tradition du fait d’un consumérisme effréné.</li>
<li>Les valeurs intellectuelles en soumettant l’intelligence à la technique et la technique au profit.</li>
<li>Les valeurs politiques  en les orientant uniquement vers l’angoisse de la non-obtention de l’équilibre budgétaire.</li>
<li>Les valeurs économiques par le dur esclavage que connaissent encore la plupart des ouvriers.</li>
</ul>
<p>On ne pourra éternellement faire subir un tel sort austère à la jeunesse actuelle dans le cadre d’un monde qui s’unifie totalement sur le plan des nouvelles technologies de la communication et de l’information.</p>
<p>L’alternative socialiste, quant à elle, ne peut faire abstraction de la notion de plus-value.  Le sort funeste qu’a connu l’ex-URSS en 1991 en est la démonstration la plus brillante. La Corée du Nord et Cuba connaîtront le même sort. La véritable question est de savoir si l’on redistribue véritablement la plus-value de manière équitable et si la mise en œuvre de ladite plus-value se réalise de manière humanisante. Ce n’est donc pas un système mécanique qui viendra à notre secours mais l’introduction de valeurs traditionnelles dans la société et surtout dans la nouvelle génération qui la prépare. Le socialisme ne peut pas être un égoïsme inversé : s’il n’était rien d’autre que le désir ardent de réalisation de profit dans le cœur de celui qui n’a rien, il ne serait rien d’autre que la glorification ou la systématisation de l’envie des richesses à l’instar du libéralisme. C’est pourquoi, la société économique actuelle se divise en libérale et socialiste : autrement dit, en avarice des possédants et en avarice des dépossédés.</p>
<p>Le socialisme peut être considéré d’un double point de vue : soit dans sa progression soit dans son point d’arrivée. Dans sa progression, il lutte pour détruire la classe bourgeoise grâce à son programme de revendications ouvrières. Dans son point d’arrivée, il souhaite créer une sorte de paradis prolétaire, lieu d’égalité parfaite.  Dans la première étape, le socialisme se montre flatteur et opportuniste. Il se dit être un ennemi terrible de la conception bourgeoise de la vie : c’est le coryphée inflexible des droits bafoués. Dans la deuxième étape, lorsque le régime socialiste arrive à écraser totalement la petite bourgeoisie, il devient alors, comme en Chine, un supercapitalisme d’Etat. En effet, la bourgeoisie étant exterminée, elle est remplacée par l’oligarchie composée en partie de professionnels et en partie de prolétaires, et la société économique continue pour l’essentiel avec la même structure qu’elle possédait dans le libéralisme économique. On retrouve là les anciens traits du capitalisme tant condamné parce qu’il s’agissait d’une lutte au sein de la production de richesse et non d’une réforme substantielle du système visé.</p>
<p>Que faire ? Car, aujourd’hui, ne va-t-on pas vers la faillite d’une économie de pur profit ?</p>
<p>Nous avons dit plus haut que l’effort suprême de l’économie contemporaine consiste à étendre sans limites la consommation humaine. Si le capitalisme parvient à accroître la consommation jusqu’à égaler sa capacité productive, le libéralisme économique sera sauvé et continuera à régner sur le monde. Or, quelle est aujourd’hui la situation économique du monde ? Contre toute attente, nous ne pouvons faire qu’un scandaleux constat : il y a de toute évidence une surcapacité financière. Il y a trop d’argent qui se trouve accumulé sans pouvoir être investi ni placé. Les finances sont saturées tant il est vrai que la capacité d’épargne ainsi que la masse d’épargne des pays développés est considérable et que la financiarisation du monde se réalise au détriment d’une économie industrieuse réelle qui ferait de l’être humain le centre de l’activité économique. Dans les pays riches, la surcapacité financière va jusqu’à déclencher parfois une surcapacité mercantile. Faudra-t-il bientôt trois téléphones portables par individu et trois voitures par ménage ? Les pays autosuffisants détruisent des quantités considérables de produits technologiques et de nourriture uniquement pour maintenir des prix au-dessus d’une certaine ligne de flottaison macroéconomique.</p>
<p>Donc la saturation financière que l’on dénote, même réorientée vers une hausse de la productivité industrielle, sature tous les compartiments de la consommation.  On aura compris que pour que tout cela fonctionne il faut que la consommation progresse aussi rapidement que la finance et l’industrie. On voit immédiatement la limite d’un tel système.</p>
<p>Pour que la consommation explose il faut que le coût de la vie soit bon marché et que les ressources des ménages soient abondantes. Or, le coût de la vie  ne peut être qu’élevé et les ressources des particuliers limitées. Ce coût élevé de la vie a une cause  très simple. En effet, entre le consommateur et le producteur viennent s’intercaler deux éléments qui biaisent l’intersection entre la courbe de l’offre et de la demande : le financier et l’Etat. Deux entités qui, d’elles-mêmes, ne produisent rien et consomment beaucoup. Leur entretien pèse nécessairement sur le coût de la vie.</p>
<p>L’Etat moderne se transforme de plus en plus en mutualité : ses budgets sont énormes, sa fiscalité n’est que de s’accroître de décennie en décennie au point de signifier dans certaines régions d’Europe une expropriation pure et simple. Depuis 2008, on peut aisément observer comment, dans la taxation de certains produits, les charges fiscales ont augmenté de plus de 50% dans l’espace d’une seule législation. La culture du déficit de l’Etat semble devenir une règle commune : on le constate particulièrement dans les pays latins de la zone euro. La cause qui y conduit est permanente et son influence ne cesse de s’agrandir. Et chez nous, Européens, la chose est facile à vérifier.</p>
<p>Grâce à ces trois éléments qui dévorent l’argent sans rien produire, la vie ne peut qu’être exagérément chère. C’est ainsi que le coût des denrées essentielles à l’entretien des ménages augmente plus vite que l’accroissement des salaires. On en conclut donc que les ressources des particuliers s’amenuisent. Premièrement, parce qu’on leur a enlevé leur argent grâce au prêt à intérêt, deuxièmement, en raison du progrès technologique qui provoque des licenciements massifs et la baisse des salaires. Voilà pourquoi lorsque la vie est chère et que les ressources se réduisent artificiellement la consommation ne peut ni augmenter ni fonctionner. Cela explique la faillite virtuelle de cette version du capitalisme.</p>
<p>En favorisant les finances et non pas l’esprit communautaire, l’argent passe des mains des personnes pauvres aux mains du rentier, des mains du producteur à celle du financier international. On a créé un capital énorme mais profondément morbide. En favorisant la plus-value et en remplaçant l’être humain par la machine, on condamne la majeure partie de l’humanité à la misère.</p>
<p>Et voici la punition finale que la nature inflige à cette mécanique meurtrière : c’est aujourd’hui, au moment précis où l’économie aurait besoin d’accroître la consommation pour survivre que celle-ci refuse de redémarrer. La raison en est claire : on a fait de la consommation le terme du processus économique plutôt que d’en faire le principe.</p>
<p>Stéphane Bleus</p>
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