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	<title>Les Editions Romaines &#124; Presse et Communication</title>
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	<description>La philosophie adoptée par les Editions Romaines est inspirée des valeurs profondes qui animent l’Occident. Elle repose sur l’affirmation de l’importance de la raison dans ses axes humanistes, libéraux et chrétiens.</description>
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		<title>Le Vide Spirituel &#8211; Entretien avec Pierre Willequet</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:03:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pierre Willequet, psychanalyste, revient dans cet entretien sur différents thèmes suite à la parution de son ouvrage Le Vide Spirituel aux Editions Romaines. Partant du constat qu’un certain désarroi s’observe au sein de la population par rapport à une société devenue trop consumériste et trop éloignée des considérations métaphysiques, il aborde la question de l’individualisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin-top:15px;">Pierre Willequet, psychanalyste, revient dans cet entretien sur différents thèmes suite à la parution de son ouvrage <em>Le Vide Spirituel</em> aux Editions Romaines. Partant du constat qu’un certain désarroi s’observe au sein de la population par rapport à une société devenue trop consumériste et trop éloignée des considérations métaphysiques, il aborde la question de l’individualisme prononcé qui a marqué notre histoire contemporaine. Ainsi l’apparition du « croire sans appartenir » a supplanté la spiritualité de groupe, pourtant facteur d’orientation – et donc de cohésion sociale. La rationalisation, peut-être excessive dans certains domaines, qu’a connue l’Homme au cours de ces deux derniers siècles a suscité différentes réactions face à la foi, oscillant entre tabou et rigorisme. En outre, cette rationalisation a largement donné la prépondérance à l’esprit, au détriment de l’âme. Un retour aux fondamentaux animiques par le biais d’un support d’existence pour celle-ci, support pouvant par exemple se trouver dans un travail analytique ou dans la pratique artistique, serait vraisemblablement salutaire afin de retrouver un juste équilibre entre spirituel et rationnel, entre l’âme et l’esprit.</p>
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		<title>Le Marché des Faux Espoirs &#8211; Entretien avec Sabine Le Blanc</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 09:12:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Nos auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Sabine Le Blanc]]></category>
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		<description><![CDATA[Au travers du livre de Sabine Le Blanc, le lecteur découvrira la béance existante dans l’enseignement français. Le diagnostic de l’auteur met en cause une politique de perte de références spirituelles comme origine ultime de ce mouvement de dérive. Il est rare de trouver une étude, un tour d’horizon, sur l’évolution du mal-être de notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au travers du livre de Sabine Le Blanc, le lecteur découvrira la béance existante dans l’enseignement français. Le diagnostic de l’auteur met en cause une politique de perte de références spirituelles comme origine ultime de ce mouvement de dérive.<br />
Il est rare de trouver une étude, un tour d’horizon, sur l’évolution du mal-être de notre société. Passant ensuite en revue les secours des spiritualités, c’est avec plaisir que nous pouvons constater que les jeunes se tournent vers des traditions culturelles solides qui leur redonnent les repères dont une société soi-disant libérée les a privés.<br />
Difficile exercice que celui de l’auteur qui doit montrer au sein d’un livre linéaire le système réticulé du détricotage des valeurs initié depuis mai 1968. C’est pourtant largement une réussite que nous vous convions à découvrir.</p>
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		<title>Marxisme, christianisme et crise européenne &#8211; Avril 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 17:12:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
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		<category><![CDATA[saine relance]]></category>
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		<description><![CDATA[À l’heure où notre Europe connaît une crise sans précédent, on ne parle pas assez de la résurgence des partis d’extrême gauche et des partis écologistes qui, apparemment, ne souffrent pas de la même critique médiatique que d’autres partis traditionnels plus modérés mais très dérangeants. Force est de constater que le cœur de la majorité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="center"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/sb.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4541" title="Stéphane Bleus" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/sb-286x300.jpg" alt="Stéphane Bleus" width="286" height="300" /></a>À l’heure où notre Europe connaît une crise sans précédent, on ne parle pas assez de la résurgence des partis d’extrême gauche et des partis écologistes qui, apparemment, ne souffrent pas de la même critique médiatique que d’autres partis traditionnels plus modérés mais très dérangeants.</p>
<p style="text-align: justify;">Force est de constater que le cœur de la majorité de nos intellectuels européens est à gauche pour des raisons de filiation idéologique avec la révolution de Mai’68, par mode et par peur de l’opinion d’une partie de la population qu’ils mithridatisent depuis des décennies, accusant la finance à laquelle ils ont eux-mêmes livré leurs Etats d’être la cause de leurs propres erreurs d’adultes responsables.</p>
<p style="text-align: justify;">À la crise actuelle, on ne répond que par l’austérité qui est un poison mortel, réduisant le pouvoir d’achat des ménages et donc la consommation : ceci plombe la croissance et par conséquent aggrave les déficits. Hors de question d’alléger la fiscalité des entreprises et des personnes physiques afin d’engendrer une saine relance (ce que s’apprêtent à faire nos cousins américains). Non ! Afin de rester en cohérence avec le dogme de l’anticapitalisme, on souhaite renforcer encore les pouvoirs de l’Etat. Force de l’Etat défaillant qui serait le salut de sa propre faillite…  Habile tour de passe-passe donnant l’occasion de restreindre les libertés privées et d’obtenir l’effet inverse recherché, en écrasant un peu plus ceux qui produisent de la richesse, travailleurs de toutes catégories y compris, sans compter bon nombre d’entrepreneurs faisant leurs valises afin de payer leurs impôts sous des cieux fiscaux plus cléments.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise des <em>subprimes</em> qui aurait, d’après certains, engendré cette situation, souligne un fait plus douloureux encore : il s’agit probablement du premier séisme financier qui mette en exergue la fin d’une civilisation. La solution à cette crise est tout d’abord philosophique et métaphysique. Le jour où la sève pleine d’expérience et de jeunesse de la grande tradition philosophique et religieuse qui a pétri notre occident judéo-chrétien durant 20 siècles pourra à nouveau irriguer le grand corps malade de la vieille Europe, alors, on pourra concevoir une croissance équilibrée respectant à la fois la production de richesse et le soin aux personnes en détresse.</p>
<p style="text-align: justify;">Hélas, il semblerait que la solution du marxisme et de l’Etat tout-puissant (vieux remède de cheval dont l’application a créé les catastrophes que nous avons connues au XX<sup>ème</sup> siècle) soit de nouveau à la mode. Ce qui ne nous étonne point, car les pontifes de ces doctrines matérialistes ont eu pour berceau la révolution de la fin des années 60, révolution de Mai’68 qui, au demeurant, n’a pu éclore qu’à la faveur d’une croissance économique solide engendrée par les Trente Glorieuses ! Paradoxe infernal que de voir les fils du capitalisme tirer parti de la croissance engendrée par leurs pères en vue d’instaurer un régime anti-libéral.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on essaie d’élever le débat et que l’on regarde de loin la situation dans laquelle notre continent s’embourbe, on constate que c’est parce que l’on donne la priorité et la primauté au facteur économique comme facteur explicatif de toute l’Histoire. Or, cette idée fait partie du lot d’idées communément reçues de nos jours, bien souvent même parmi ceux qui se croient opposés au marxisme. Or ce mode explicatif non seulement ne va pas de soi, mais est loin d’être une évidence si l’on se réfère à la pensée de Max Weber, pour qui la pluralité des éléments explicatifs est une donnée première. La réduction de la crise procède d’une simplification intellectuelle douteuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Citons Jacques Maritain dans son livre « Le Docteur Angélique », p. 15 aux éditions Desclée de Brouwer : « Les explications historiques inspirées de Marx ou de Sorel, par là même qu’elles considèrent la causalité matérielle effectivement en jeu dans les choses humaines, peuvent à la rigueur rendre compte du succès ou de l’insuccès d’une philosophie dans un certain milieu social : elles ne peuvent rien dire du formel de cette philosophie. »</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, tous les marxistes léninistes font, à l’unisson, leur « profession de foi » : toute la superstructure de la société s’explique par sa base. C’est un dogme qu’on ne saurait remettre en doute chez eux sans être taxé « d’idéaliste réactionnaire » ou pis encore de réformiste. Seulement, au moment d’appliquer ce prestigieux principe, ils se divisent en deux courants forts différents :</p>
<p style="text-align: justify;">-          D’une part ceux qui jouent le jeu jusqu’au bout et qui prétendent que la théorie aristotélicienne de la puissance et de l’acte, de la matière et de la forme, n’est qu’un décalque, une projection idéologique de l’esclavage antique ; que la conceptualisation de Saint Thomas d’Aquin dans sa théorie du Ciel n’est qu’une copie et une traduction sublimée de la hiérarchie féodale. Avec pour objectif de la maintenir en place et par là d’asservir les classes populaires. Nous répondrons à cette école inspirée de Boukharine que ce sont les mêmes qui font peser l’austérité sur les classes populaires en 2012 : écraser le peuple sous de multiples charges pour mieux le défendre ! De telles pitreries intellectuelles sont rejetées par une certaine élite de gauche qui reste coincée dans ses anciens réflexes de logique de caste. Ceux-ci insistent tant et tant sur la consistance de la notion de hiérarchie sociale et de superstructure qu’on se demande ce qu’il reste de spécifiquement marxiste dans leurs analyses assez intéressantes par ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">-          D’autre part, pour ce qui est de la Religion, la chose est encore plus manifeste, et c’est bien normal car elle est un phénomène communautaire. La gauche dure, comme celle de Messieurs Besancenot et Mélenchon, de Madame Laguiller et de bien d’autres encore, considère la Religion comme une idéologie, en donnant à ce mot le sens le plus péjoratif. D’après ces hommes et femmes politiques, la Religion serait même la seule idéologie qui ne contienne rien de positifs malgré les acrobaties tactiques de certains virtuoses de la « main tendue » ou les positions de plus en plus en rupture avec le marxisme d’une majorité des membres du Parti Socialiste, le fait est massif, patent et sans appel : le religieux doit fuir l’espace public afin de ne pas exercer son action délétère de maintien des classes.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’heure où la finance islamique est en pleine croissance et où le principe de subsidiarité économique prôné par les pères chrétiens de l’Europe n’est que trop oublié, une telle attitude ne se comprend que trop bien.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est qu’il y a, en effet, une incompatibilité totale et absolue entre les principes du marxisme et ceux du christianisme, qui est à la source de notre culture et qui a fait son lit dans le double héritage gréco-romain qui prépara les esprits à l’accueillir (la rationalité grecque et le droit de Rome).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le chrétien et, en général, pour l’homme religieux, le monde matériel existe indubitablement mais il est l’œuvre d’une intelligence infinie appelée Dieu. Donc, pour les croyants, la réalité suprême n’est pas la matière, mais Dieu et le monde spirituel, beaucoup plus riche et dense ontologiquement que le monde matériel. Qui pense et sent autrement n’est ni chrétien, ni même religieux, tout court. Or, pour le socialo-marxisme, le summum de l’aliénation mystifiante, c’est d’admettre autre chose que le monde de la matière !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le chrétien, il ne faut surtout pas se désintéresser de la vie des hommes ici-bas : c’est un devoir grave que de combattre l’injustice avec énergie, et de venir surtout au secours des personnes nécessiteuses. Mais enfin, notre fin ultime, en tant que chrétiens, n’est pas dans un grand soir de richesses et d’arrêt de l’Histoire et d’abolition de toute différence entre les hommes, ce qui est impossible en vertu même de la nature des choses. Et dans ses épîtres, Saint Paul nous rappelle que nous sommes ici des nomades et que ce monde passe. Platon ne disait pas autre chose en exaltant le mythe de la caverne au V<sup>ème</sup> siècle avant Jésus-Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci nous conduit enfin à l’examen des moyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le chrétien, il y a des actes intrinsèquement bons et d’autres intrinsèquement mauvais, et personne ne peut rien y changer car l’ontologie est immuable en métaphysique chrétienne. Le processus dialectique inventé par les grecs et magnifié par Thomas d’Aquin dans sa Somme Théologique sert à éclairer une réalité immuable en révélant de manière explicite des contenus implicites. Point de révolution ni de modification substantielle dans le savoir, mais approfondissement continu et émerveillement devant la complexité du même.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le marxiste, l’idée même d’immutabilité du réel dans sa substance est une invention bourgeoise et réactionnaire, tout autant que la vie à proprement parler religieuse. Dès lors, pourquoi un penseur inspiré par Karl Marx s’astreindrait-il, lorsqu’il lutte contre ses ennemis, à un code éthique mystifiant, fabriqué par la « classe bourgeoise » ? Lénine a eu là-dessus des formules d’une aveuglante clarté : « est bon ce qui sert la cause de la Révolution, est mauvais ce qui l’entrave. » Terminé ! On n’ose tirer les conclusions.</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-moi de citer, <em>a contrario</em>, le Cardinal Cardin lorsqu’il nous dit : « La mode, par définition, c’est ce qui se démode. » Citons l’encyclique <em>Divini Redemptoris </em>du pape Pie XI en son paragraphe 32 : « <em>Dans cette même Encyclique, Nous avons montré que les moyens de sauver le monde actuel de la ruine dans laquelle le libéralisme amoral nous a plongés, ne consistent ni dans la lutte des classes ni dans la terreur, beaucoup moins encore dans l&#8217;abus autocratique du pouvoir de l&#8217;Etat, mais dans l&#8217;instauration d&#8217;un ordre économique inspiré par la justice sociale et les sentiments de la charité chrétienne. Nous avons montré comment une saine prospérité doit se baser sur les vrais principes d&#8217;un corporatisme sain qui respecte la hiérarchie sociale nécessaire, et comment toutes les corporations doivent s&#8217;organiser dans une harmonieuse unité, en s&#8217;inspirant du bien commun de la société. La mission principale et la plus authentique du pouvoir civil est précisément de promouvoir efficacement cette harmonie et la coordination de toutes les forces sociales.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous renvoie également au numéro spécial 111 de la revue <em>Itinéraires</em> publiée en mars 1967, et à l’ouvrage très intéressant de Monsieur Van Coillie, <em>« J’ai subi le lavage de cerveau »,</em> aux éditions Desclée de Brouwer.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant par ses racines philosophiques que par ses applications pratiques, le marxisme et ses dérivés sont incompatibles avec la religion et <span style="text-decoration: underline;">la culture</span> chrétiennes. Et il faut se méfier de l’interpénétration entre la sphère chrétienne et la famille des penseurs issus du marxisme. J’en veux pour preuve les ravages destructeurs que toutes les églises chrétiennes ont connus du fait des pionniers les plus zélés d’un néo-christianisme de tendance marxiste. N’oublions pas que ce sont les mêmes qui déclarent ne se soucier en aucune manière de la personne du Christ et de sa véritable nature : ils superposent au Christ historique un Christ imaginaire qui convient à leurs théorie (voire les théories de la mort de Dieu, qui serait mort en Jésus-Christ sur la Croix), le seul vrai Dieu étant la masse humaine en voie d’auto-divinisation, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">On sent là la parenté entre les théories de Teillard de Chardin (condamné par le Cardinal Ottaviani) et la dialectique et les idéologies du progrès continu défendues par nos chers penseurs de gauche extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">Il nous reste à conclure sur le plan théorique. Je me contenterai simplement de citer Jacques Maritain dans son livre publié aux éditions Desclée de Brouwer «  <em>Quatre essais sur l’esprit dans sa condition charnelle </em>», chap. 4, p. 225 : « Ce que je voudrais poser ici, c’est le procédé typique du matérialisme dialectique. Ce procédé consiste, non pas à reconnaître seulement l’importance de l’histoire, mais à se servir de l’histoire d’une chose pour escamoter la nature de cette chose et expliquer ainsi la chose en la remplaçant par son histoire. L’histoire de la poésie présuppose la poésie. Allez-vous étudier la poésie et vous demander en quoi elle consiste ? Pas du tout. Si vous êtes initié aux secrets de la dialectique, vous allez raconter comment la poésie se développe dans l’histoire, <strong>grâce à une série de contradictions internes, oppositions et synthèses successives, </strong>tel état de la poésie engendrant tel autre état par auto-négation, le romantisme sortant du classicisme, et la poésie prolétarienne sortant de la psychologie bourgeoise qui, en se niant, se dépasse, etc. »</p>
<p style="text-align: justify;">Cet extrait de Maritain nous paraît d’une très grande portée. En effet, le marxisme substitue à la question objective « qu’est-ce que ? » la question « qui ? et pourquoi ? ». Il s’agit là d’un renversement total de la philosophie héritée des Grecs, philosophie qui croit à la nature des choses et aux définitions rigoureuses. Les penseurs inspirés par Karl Marx, bien au contraire, ont en commun un historicisme et un psychologisme subjectif qui altère la grande tradition philosophique : citons Nietzsche, Freud, Engels, Brentano, Husserl, Merleau-Ponty, Sartre, Camus, Vattimo, Bruaire, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci explique que, malgré des contrastes assez importants, l’influence de tous ces penseurs et de leurs disciples actuels (exemple : Monsieur Onfray) se concentre pour constituer une sorte de fond accepté par la majorité et cultivé par les <em>mass media</em> comme une norme non-écrite, une sorte de réflexe conditionné qui contribue à ruiner l’intelligence de notre civilisation à bout de souffle. Le lecteur m’excusera pour la sévérité de mes propos, mais ceux-ci sont à peine excessifs eu égard à la perte des référents culturels dont l’Occident postchrétien est victime. Ce n’est pas Pascal Bruckner qui me contredira à ce propos.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Stéphane Bleus</em></strong></p>
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		<title>Le Vide Spirituel</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 10:58:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Willequet]]></category>
		<category><![CDATA[analyse de la démarche spirituelle]]></category>
		<category><![CDATA[désenchantement culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Le Vide Spirituel]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;A paraître en juillet&#8221; Au sein de cet ouvrage, l’auteur part du constat du désenchantement culturel de la civilisation occidentale comme point de départ de son développement littéraire. La thèse défendue par ce livre est le besoin que l’âme et l’esprit, clairement distingués dans l’ouvrage, retrouvent un lien spirituel sain avec leur environnement et l’histoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&#8220;A paraître en juillet&#8221;</strong></p>
<p><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/couverture_3D.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4798" title="couverture_3D" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/couverture_3D-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Au sein de cet ouvrage, l’auteur part du constat du désenchantement culturel de la civilisation occidentale comme point de départ de son développement littéraire.</p>
<p>La thèse défendue par ce livre est le besoin que l’âme et l’esprit, clairement distingués dans l’ouvrage, retrouvent un lien spirituel sain avec leur environnement et l’histoire du vécu de la parole.</p>
<p>Evitant les écueils ô combien classiques d’une dénonciation d’une institution ou d’une autorité comme cause du vide spirituel (que ce soit une religion en particulier ou une idée politique), l’auteur se veut pragmatique et met en lumière les points communs entre analyse et spiritualité comme démarche spirituelle.</p>
<p>A aucun moment, l’auteur ne prête au psychanalyste un rôle de remplaçant au prêtre ou à l’Imam, mais simplement un rôle de guidance pour l’individu n’ayant plus le secours de la foi, guidance respectant l’individualité du patient en vue de le rendre à nouveau indépendant de la médiation analytique. Précisons que Pierre Willequet, Docteur en Psychanalyse, a su garder un esprit critique sur sa discipline en ne la voyant absolument pas comme une machine à disséquer des rêves et des résistances.</p>
<p>ISBN :</p>
<p>Livre Physique : 979-1-0905231-1-1</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pierre Willequet est docteur en psychologie et psychanalyste. Il exerce en France et a notamment publié: Le rêve: sa créativité, ses bizarreries (Georg, 2000); Mères et filles, histoire d&#8217;une emprise (Seuil, 2008); L&#8217;ego face au divin, naissance du moi et expériences mystiques (Slatkine, 2010) ou encore Accueillir parents et enfants, vingt ans de vie au Cerf-Volant (Slatkine, 2011). Diplômé de l&#8217;Institut C. G. Jung de Zürich, il travaille également dans une institution genevois d&#8217;accueil parents/enfants d&#8217;orientation analytique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Entretien avec Pierre Willequet</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 07:42:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pierre Willequet]]></category>
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		<category><![CDATA[spiritualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à la publication de son livre &#8220;Le Vide Spirituel&#8221;, nous avons eu le plaisir de rencontrer M. Pierre Willequet. Celui-ci nous a accordé un entretien pour nous permettre de découvrir son ouvrage et nous donner plus de détails sur sa réalisation. Mr Willequet, vous publiez aux Editions Romaines votre dernier ouvrage, Le vide spirituel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/WILLEQUETp_OpalJF_28774_46.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-4780" title="WILLEQUETp_OpalJF_28774_46" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/WILLEQUETp_OpalJF_28774_46.jpeg" alt="" width="214" height="320" /></a></p>
<p>Suite à la publication de son livre &#8220;Le Vide Spirituel&#8221;, nous avons eu le plaisir de rencontrer M. Pierre Willequet. Celui-ci nous a accordé un entretien pour nous permettre de découvrir son ouvrage et nous donner plus de détails sur sa réalisation.</p>
<p><strong>Mr Willequet, vous publiez aux Editions Romaines votre dernier ouvrage, Le vide spirituel et la dialectique âme/esprit. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans une telle réalisation ? Peut-on y lire un signal d’alarme lancé à l’Occident ?</strong></p>
<p>Non. Je n’aurais pas cette prétention. Un individu plongé quotidiennement dans la confrontation et la réflexion sur la psyché individuelle, comme l’est le psychanalyste, a certes accès à une vision un peu synthétique de ce qui se joue dans la société actuelle. Ce n’est pas pour autant qu’il peut prétendre embrasser et comprendre la globalité des enjeux qui secouent et traversent l’Occident en tant que tel. Il n’empêche que ce que je constate au quotidien, c’est un réel désarroi de la plupart de nos contemporains, notamment et surtout autour de la question du sens. La question du sens de la vie, la question du sens de l’incarnation dans ce corps et dans cet être-là durant les décennies qui nous sont imparties par l’existence. Effectivement, il y a une sorte de désorientation que je pourrais qualifier de « généralisée » qui parcourt et habite un nombre croissant d’individus. Je pense notamment aux jeunes patients qui viennent me voir, de plus en plus nombreux, et qui manifestent souvent, de manière indéniable, une telle désorientation. C’est donc en partie en réponse à ce désarroi et à cette désorientation que je me suis lancé dans l’écriture de cet ouvrage.</p>
<p><strong>Vous êtes psychanalyste, comment a évolué votre perception de cette profession avec les années ?</strong></p>
<p>La question est importante, car ma perception de la profession a énormément évolué durant ces dix ou quinze dernières années. J’ai eu la chance d’avoir pour premier analyste un proche disciple de C. G. Jung lui-même. C’était un homme exquis, d’une culture magnifique, d’une gentillesse débordante avec lequel j’ai eu la chance d’effectuer un très beau parcours. A l’époque, toutefois, la profession était auréolée d’une sorte d’aura d’impeccabilité. C’est-à-dire qu’il y avait une sorte d’a priori culturel, c’est-à-dire une croyance, selon lequel la psychanalyse avait été la seule démarche capable d’embrasser et de toucher, par sa théorisation, la vérité du sujet et, d’une certaine façon, la globalité des problématiques qui se proposait au destin humain. Nous en sommes loin aujourd’hui. Tout comme les professions médicales, le métier d’analyste s’est largement banalisé, pour ne pas dire vulgarisé. Et nombre de critiques, extrêmement virulentes et souvent très pertinentes, ont été formulées à l’encontre du corpus théorique façonné par les pères fondateurs. Tout cela s’est donc fortement fragilisé, et c’est très bien comme cela. Je reste néanmoins persuadé que le processus proposé – ce qu’on appelle le setting – reste indémodable et, de ce fait, essentiel. C’est-à-dire la création d’un espace de rencontre privilégié et protégé entre deux sujets avec pour projet ce que Heidegger appelait un réel et authentique dévoilement. Ce dévoilement me semble être le cœur même du processus, tant du côté du patient que de celui de l’analyste. Et cela, je pense que c’est extrêmement nouveau : à mon sens, l’implication analytique est désormais le noyau du processus. Dans cette mesure, l’implication du praticien, qui demande à être constamment revisitée, redéfinie, réaménagée est essentielle. Et relativement « révolutionnaire ». Son corps à corps avec la problématique et les souffrances du patient me semble aujourd’hui mis en jeu et souligné par nombre de mes confrères. C’est, en tout cas pour moi, le cœur de la démarche et un réel noyau de réflexion sur mon métier. Je pense qu’un travail analytique « efficace » (le terme mériterait d’amples développements) implique, de la part du professionnel, un engagement radical qui se révèle, par les temps qui courent, tout à fait indispensable.</p>
<p><strong>Une grande part de vos publications s’applique au rêve comme source d’information sur la connaissance de soi. Pensez-vous que l’interprétation du rêve, qui est un thème qui attire beaucoup d’amateurs, soit une discipline qui ait parfois manqué de rigueur ?</strong></p>
<p>Le travail avec le rêve est, à mon sens un véritable art. C’est-à-dire qu’il y faut, non pas la naïve clé des songes à laquelle on pourrait se référer dans certains ouvrages, mais bien une pratique de la rencontre avec autrui qui amène, inévitablement, à la pratique de la rencontre avec ce qu’on nomme en jargon analytique les archétypes. C’est-à-dire avec des lignes de forces significatives, des lignes de forces immémoriales, des mouvements profonds qui orientent et qui parfois possèdent la conscience subjective, la conscience du sujet. Souvent, de par cette espèce de curieuse possession par ces forces, le sujet se sent véritablement habité par quelque chose qu’il ne maîtrise absolument pas et par lequel il se sent « rapté ». Ce que montre le rêve, ce sont les différentes formes, tournures, astuces que peut prendre ce raptus. Bien sûr, il ne montre pas que cela, mais il souligne à sa manière ce qu’on pourrait appeler les formes d’aliénations dans lesquelles s’enfonce le patient. Dans cette mesure, le travail sur le rêve nécessite une largeur de perspective qui, effectivement, implique elle aussi non pas forcément une rigueur, mais en tout cas une ampleur de connaissances, d’expériences qui font que ce travail demande effectivement un véritable et long apprentissage – comme tout art véritable en demande également. Il est donc absurde, lorsqu’on prétend interpréter les productions oniriques (les rêves, donc), d’imaginer que l’on puisse appliquer à tous la même grille d’interprétation. Chaque être étant rigoureusement et irrémissiblement particulier, ses productions le seront tout autant et mériteront, de la part du praticien, une oreille tout aussi particulière et capable de le resituer dans un contexte unique, ne pouvant être assimilé à aucun autre. Dans cette mesure, les mirifiques clés des songes peuvent allègrement être déposées dans la poubelle ou efficacement être recyclées à la déchetterie.</p>
<p><strong>La psychanalyse est souvent associée à un athéisme profond. Comment réagissez-vous à cette affirmation ?</strong></p>
<p>En étant un peu triste. Mais historiquement, et du côté de Freud notamment, les textes sont effectivement tout à fait explicites. Il a sévit, et il sévit encore chez mes collègues freudiens ou lacano-freudiens (exceptions mises à part) une sorte d’a priori selon lequel toute forme de religiosité est un leurre. Avec une telle posture, on passe rigoureusement à côté de la question. Et notamment de celle concernant la spiritualité. Je m’explique rapidement : il y a, dans la conception athéiste, une énorme confusion entre l’affiliation à une religion, à un corps institué doctrinal – en d’autres termes l’adhésion à un système institué et, par ailleurs, ce qu’on pourrait appeler l’expérience religieuse ou ce que Otto et Jung appelaient l’expérience du numineux. Cette confusion a fait que tout ce qui était du domaine du religieux a été stupidement assimilé à de la croyance, alors que dans un nombre incroyable de cas il s’agit, non pas de cela, mais d’éprouvés, de vécus, de rencontres ! La confusion est donc délétère. Elle amalgame un fonctionnement psychique qui peut rapidement se figer dans une bigoterie frileuse ou un fanatisme imbécile à une expérience ou un éprouvé dont l’intensité et la véracité sont strictement indéniable. J’en ai longuement discuté dans mon précédent ouvrage L’ego face au divin. Dans cette perspective, mélanger adhésion sécurisante et brûlure du sacré, amalgamer ces deux ordres de réalité me semble extrêmement préjudiciable à toute forme de perspective relative à ce que le monde spirituel peut nous apporter comme éclairage sur les profondeurs psychiques de l’être humain.</p>
<p><strong>Comme bien des penseurs, vous mettez en évidence les méfaits de la perte de repères. Comment relisez-vous le concept de liberté suite à cette disparition ?</strong></p>
<p>La question est compliquée. Lorsqu’on demandait à Lacan ce qu’il pensait du concept de liberté, il avait un petit rire cynique qui en disait long sur sa manière de comprendre et de percevoir la notion. J’essaie moi d’être le moins cynique possible, car je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une position très constructive. La liberté, à la lumière de votre question, c’est à mon avis le chemin étroit entre des formes extrêmement contraignantes qui viennent nous habiter ou nous coloniser. La liberté, dans le travail analytique, est assimilée à la conscience. A l’émergence et au développement de celle-ci. Jung l’a constamment répété : l’individuation, le « devenir soi » nécessite le développement et la différenciation de la conscience. Or, ce que celle-ci comprend de son développement, et grâce à ce développement, c’est qu’effectivement elle se situe dans un univers de contraintes extrêmement coercitif. Et que cet univers contraignant laisse finalement peu de marge de manœuvre à un parcours où l’on se sente et ou l’on se sait libre de faire ou de penser ce que l’on fait ou ce que l’on pense. Donc, la liberté est à mon avis un concept indispensable mais à manipuler avec d’infinies précautions. Elle ne peut être que le fruit d’un véritable labeur.</p>
<p><strong>Vous présentez l’exercice de l’analyse comme un exercice spirituel selon certains critères bien précis. Pensez-vous que cela puisse entièrement suffire à combler le vide spirituel moyen de nos générations ?</strong></p>
<p>Certainement pas. Et j’y insiste : certainement pas. Mais il me semble que dans l’attirail inventé par les humains dans le domaine spirituel – sous toutes les latitudes – et qui inclus bien sur des pratiques aussi disparates que la prière, l’invocation, la méditation, la récitation de mantras, le chant, le recueillement, la pratique du silence et ainsi de suite, dans tout cet attirail, il apparaît que certaines formes de verbalisations sont indispensables. Et ceci est particulièrement vrai en culture chrétienne ou occidentale où le Verbe est constamment évoqué. Par ailleurs, ce que j’essaie de montrer dans ce livre, c’est qu’effectivement les conditions proposées par l’analyse sont des conditions qui ressemblent étonnamment à ce que les grands exercices spirituels de nombreuses traditions ont proposé. C’est à dire, notamment, une suspension des contraintes collectives, sociétales. Dans l’analyse, on va durant une ou plusieurs heures par semaine, s’extraire du cadre quotidien, du cadre des contraintes professionnelles et familiales, pour réfléchir, ressentir, écouter ce qui, du dedans, existe et tend, ou souhaite s’exprimer. De ce point de vue-là, et même si c’est en Occident que cela s’est le plus développé, on trouve un tas d’exercices similaires, notamment dans le bouddhisme ou dans le judaïsme, où existent ces joutes verbales au cours desquelles le pratiquant s’exerce à tenter d’exprimer, d’affiner une pensée qui se cherche, en vue de comprendre le monde dans lequel on s’insère et qui est tellement incommensurable et si tragiquement mystérieux.</p>
<p><strong>Vous défendez l’idée selon laquelle la spiritualité – quelle qu’elle soit – est une démarche qui demande beaucoup de discipline, d’effort et de persévérance. Allez-vous jusqu’à trouver dangereux la présentation simpliste que certains courants font de la spiritualité, simple connaissance de soi tournée sur soi-même ?</strong></p>
<p>Je pense que vous faites allusion, là, à nombre de mouvements qui ont fleuri après 1968 où, effectivement – j’en étais – il y a eu une sorte de quête effrénée autour de l’idée de « libération ». Libération des mœurs, libération sexuelle, libération par rapport à l’autorité et ainsi de suite. Il est évident qu’un tel foisonnement de mouvements devait et a été largement récupéré par un consumérisme endémique, et notamment un consumérisme spirituel – les sectes en sont un magnifique exemple. Nombre de petits malins se sont fait de jolies fortunes sur la crédibilité de personnes désemparées et sur l’angoisse de leurs contemporains. Là, oui, je m’insurge effectivement de façon très ferme contre ce type de démarche qu’on peut, en gros, situer sous le label du New Age – même si, dans cette mouvance, tout n’est pas à jeter, loin de là… Dans la quête spirituelle telle que je la conçois, telle que la ressens et telle que je la vis, il y a – et c’est quelque chose que je répète souvent aux patients – une dimension du travail d’arrache-pied. Pour le dire autrement, la gratification escomptée exige une implication et un engagement qui sont sans commune mesure avec ce qu’on pourrait imaginer comme type de confort envisagés par nombre de démarches actuelles de « développement personnel ». En réalité, la quête spirituelle est extrêmement inconfortable, car elle vise essentiellement à remettre en question les fondamentaux égotiques, les fondamentaux du moi. Or, le moi est construit pour trouver la sécurité et s’y maintenir par la répétition. C’est-à-dire pour demeurer dans une sorte de statu quo qui, constamment, le rassure. Il est évident que toute démarche spirituelle « authentique » va s’inscrire dans une nécessaire opposition à la sécurisation subjective. Et ça vous le trouvez dans tous les grands textes des traditions les plus profondes – dans la Bible, bien sûr, vétéro ou néotestamentaire – où effectivement, il est énoncé qu’il est nécessaire de se déposséder totalement des acquis antérieurs pour suivre la voie proposée ici par le Christ, là par le Bouddha, ou par tout autre « éveillé » ayant rayonné dans l’histoire du monde. Donc, bien sûr, pour répondre de manière très claire à votre question, je serais très vigilant par rapport à des démarches un peu simplistes, un peu légères, qui prétendraient offrir une sorte de libération à des clients un peu trop crédules et prêts à payer beaucoup d’argent pour obtenir cette libération probablement très factice.</p>
<p><strong>Malraux disait : « Le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas », qu’en pensez-vous ?</strong></p>
<p>Ecoutez, là aussi, je n’ai aucune prétention à parler au nom du siècle. Ce que je constate une fois encore c’est que nous sommes dans une période de grande désorientation, de grand désarroi. Ceux-ci ne sont pas des phénomènes préjudiciables en soi, mais ils posent des questions. Ils posent la question du sens. Du sens de la vie qui, jusque là, nous avait été présenté comme relevant surtout de l’économique. L’économie, la consommation, le rapport aux biens matériels, à la possession, c’est quelque chose qui s’est énormément développé tout au long des 19ème, 20ème et début du 21ème siècle de manière non discutable – et non discutée. C’est tout cela qui est maintenant rebattu. C’est tout cela qui doit maintenant être repensé. Car nombre de nos contemporains se rendent compte que ce n’est pas parce qu’ils possèdent qu’ils trouvent un apaisement ou une réponse à ce qui, du fond de leur être, demande a être entendu, notamment en terme de questionnement : « qu’est-ce que nous faisons ici ? » Donc, il s’agit sans doute d’une question immémoriale, qui remonte à la nuit des temps – on la trouve parfaitement formulée dans l’Apologie de Socrate, par exemple – et les réponses que l’on peut y apporter à l’heure actuelle sont des réponses qui, de toute évidence, rejoignent la vie spirituelle. Cette dimension, j’essaie d’en parler le plus clairement possible dans mon livre sans vouloir la cantonner à une tradition ou à une religion spécifiques. Je pense que la spiritualité, au sens où en parle notamment Foucault, est une dimension transversale qui parcours les civilisations, qui traverse les courants religieux, qui jalonne l’Histoire et qui s’articule autour d’une question fondamentale qui est celle que je tends à préciser de façon systématique, à savoir la question du sens.</p>
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		<title>Critique du scepticisme métaphysique &#8211; Mars 2012</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 15:04:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le scepticisme n’est rien d’autre qu’un dogmatisme retourné. C’est la doctrine selon laquelle la Vérité n’existe pas et qu’en conséquence, il faut suspendre son jugement. Des sceptiques modernes comme Montaigne au XVIème siècle n’ont fait que reproduire, sans y ajouter rien d’essentiel, le scepticisme des Grecs tels Pyrrhon et Aenésimède. Ces penseurs helléniques avaient donné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="center"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/sb.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4541" title="Stéphane Bleus" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/sb-286x300.jpg" alt="Stéphane Bleus" width="286" height="300" /></a>Le scepticisme n’est rien d’autre qu’un dogmatisme retourné. C’est la doctrine selon laquelle la Vérité n’existe pas et qu’en conséquence, il faut suspendre son jugement. Des sceptiques modernes comme Montaigne au XVI<sup>ème</sup> siècle n’ont fait que reproduire, sans y ajouter rien d’essentiel, le scepticisme des Grecs tels Pyrrhon et Aenésimède. Ces penseurs helléniques avaient donné du scepticisme la formule la plus radicale et la plus ancienne. Leur scepticisme philosophique, qui diffère profondément du scepticisme courant, pour lequel le doute n’est qu’une attitude (comme du doute de Descartes qui n’est qu’un moyen pour s’assurer du vrai), consiste à nier que les choses soient réellement telles qu’elles apparaissent à l’esprit.</p>
<p style="text-align: justify; margin-top: 30px;">Les principaux arguments sur lesquels se fondent les sceptiques sont les suivants :</p>
<ul>
<li>Les contradictions des hommes nous interdisent de discerner où est le vrai : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. » disait Blaise Pascal.</li>
<li>La vérité, si elle existe, est nécessairement une, or nous n’en connaissons que des fragments et des aspects, relatifs aux autres choses et au sujet qui les perçoit.</li>
<li>La vérité, si elle nous est accessible, doit se reconnaitre à un signe certain ; or, bien souvent nous nous trompons, et nous prenons l’erreur pour la vérité, sans avoir de moyen assuré pour la discerner.</li>
<li>Enfin, nous ne connaissons que des apparences, et les apparences sont égales de part et d’autre. C’est ce pourquoi nous devons suspendre notre jugement.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> Établissons maintenant la critique de ces argumentaires fondant la doctrine sceptique.</p>
<p style="text-align: justify;">On remarquera aisément que toute l’argumentation sceptique porte contre ce dogmatisme qui prétend que la science nous livre intégralement le réel : elle ne porte pas contre une science qui s’estime à sa juste valeur. La science ne nous donne peut-être que les lois relatives des apparences ou des phénomènes, mais ces relations-là et ces apparences-là, qui ont bien leur prix, elle les connaît exactement et, en un certain sens, d’une façon absolue en tant qu’apparence.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a plus : nous ne sommes pas enfermés dans le monde des apparences : par la conscience, nous atteignons l’être en atteignant notre Moi : et nous le connaissons d’une façon non pas fragmentaire et symbolique, mais réelle et, en quelque façon aussi, absolue.</p>
<p style="text-align: justify;">Les contradictions des hommes ne prouvent en rien l’inexistence de la vérité intellectuelle ou morale. Elles prouvent seulement que la vérité, comme le bien, est difficile à saisir, et plus encore à pratiquer dans quelque engagement que ce soit. Les opinions et les mœurs n’ont pas égale force : la raison juge de leur valeur d’après la valeur des raisons sur lesquelles elles se fondent et des conséquences qu’elles entraînent.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le problème de l’erreur comporte, psychologiquement et métaphysiquement, une toute autre solution que celle qu’en a donné le scepticisme. En effet, la psychologie nous a appris qu’il n’y a d’erreur que dans le jugement, et que l’erreur peut s’y glisser par suite de la disposition de nos organes, de l’influence de nos habitudes, de nos passions et de préjugés intellectuels ou autres. Francis Bacon avait déjà distingué, en plus des sophismes d’induction (dénombrement imparfait, ignorance de la cause, fausse analogie) et des sophismes de déduction (déplacement du sujet, pétition de principe et cercle vicieux), les idoles du jugement (<em>idola specus, theatri</em>…).</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, il est clair que l’argument tiré de l’erreur n’a de valeur contre la vérité que si l’on admet le postulat de la pensée grecque : l’identité du réel et de la pensée. Alors, en effet, si nous découvrons que l’erreur se glisse dans la pensée, cette identité cessant d’être vraie, nous devons en conclure que la pensée est séparée du réel par un abîme, et qu’elle ne l’atteint donc en aucun cas. Le postulat de l’identité du réel avec la pensée une fois admis, il n’y a plus de compromis possible entre un dogmatisme absolu et un scepticisme absolu. Mais cependant une conception plus juste des choses et de notre pouvoir, en nous montrant qu’il y a divers types de vérité, des degrés dans la connaissance, des approximations subjectives du vrai, c&#8217;est-à-dire un écart plastique entre la pensée et le réel, nous autorise à croire que notre intelligence peut s’écarter du vrai sans que pour cela elle soit incapable de l’atteindre jamais : nous ne sommes plus aculés à cette impasse : ou tout vrai, ou rien n’est vrai, ce qui, en fin de compte, revient au même.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est hors de doute que la connaissance scientifique se situe dans le champ de l’égologique et est donc relative à notre esprit et à la symbolique avec laquelle nous écrivons la théorisation scientifique. Mais c’est un symbolisme qui réussit et qui, par conséquent, doit correspondre à quelque réalité, à un ordre ou à un plan général de l’univers (cf. les lois mathématiques gouvernant la mécanique céleste). Par la conscience, d’autre part, nous avons une connaissance de notre Moi en même temps que de nos états d’âme. L’expérience interne nous fournit le type même de la connaissance intuitive qui fait en sorte qu’en un éclair nous touchions la norme de la connaissance métaphysique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans doute, nous ne pouvons pour l’instant y atteindre à la perfection. Ainsi la connaissance métaphysique est limitée, en ce sens que notre esprit ne peut embrasser l’infini, et elle est conjecturale au regard de l’intelligence, en ce sens qu’elle ne se fonde pas totalement sur des preuves empiriques mais seulement, au sens de la raison, sur des probabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que Newman et Cournot, au XIXe siècle, ont  établi avec beaucoup de force et de précision, en montrant, par exemple, qu’en matière de connaissance réelle, métaphysique, historique, judiciaire, voire physique, nos conclusions se fondent toujours sur un ensemble de probabilités convergentes, qui sont comme autant de visées sur un point situé hors de notre atteinte, mais que notre raison, suite à la convergence probabilistique, peut déterminer avec une certitude pratiquement équivalente à celle d’une intuition.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière judiciaire par exemple, l’accord des témoignages indépendants ne peut s’expliquer que par la vérité du fait qu’ils relatent. Seulement, cette convergence ne peut être perçue que par un effort synthétique de l’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste donc que la métaphysique fait appel à la raison, certes, mais aussi à un mode de connaissance qui dépasse l’intelligence discursive et conceptuelle : à savoir l’intuition, qui nous fait retourner à l’originaire, cette sorte de « sympathie spirituelle », comme l’a définie Bergson, qui nous permet d’appréhender directement les choses du dedans et de coïncider de quelque manière avec elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Kant refusait à l’homme l’ « intuition intellectuelle » qu’il tenait à tort pour une intuition créatrice alors qu’elle est essentiellement réceptrice, et il ne lui reconnaissait que des intuitions sensibles, en sorte que les concepts portant sur les noumènes matière, âme, Dieu, faute d’intuitions qui y correspondent, seraient des concepts vides pour Kant.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette intuition intellectuelle ou suprasensible qu’il faut restituer à l’esprit humain. Cette intuition se manifeste chez le savant créateur, chez l’artiste, chez le mystique. Elle nous met en contact avec le réel. Elle ne nous permet pas de concevoir l’infini, mais elle nous en fait concevoir la présence, elle nous fait tendre vers lui parce qu’elle nous communique du mouvement pour toujours aller plus loin en sorte que la croyance supramétaphysique, et je parle ici de la croyance au sens théologique du terme, toujours méritoire parce que toujours imparfaite, est néanmoins légitime et valide parce que fondée au sein même du réel et capable de nous faire approcher de l’absolu, origine de notre condition d’être pensant, sans le biais de vaines hypothèses spéculatives.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Stéphane Bleus</strong></em></p>
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		<title>La culture ne s’est jamais aussi bien portée</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:45:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
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		<title>Espaces sonores</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 08:55:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alain Van Kerchoven]]></category>
		<category><![CDATA[Dominque Dupraz]]></category>
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		<description><![CDATA[Composé par Dominique Dupraz « Espaces Sonores  » est le titre du cd paru sous le label New Consonant Music d’Alain van Kerckhoven. Figure emblématique depuis presque trente ans de la nouvelle Musique Consonante, Dominique Dupraz compositeur français né à Pris en 1947, fait ses études musicales à l’Université de la Sorbonne et au Conservatoire Rachmaninoff. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/Espaces-sonores.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4675" title="Espaces sonores" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/Espaces-sonores-300x250.jpg" alt="Espaces sonores" width="300" height="250" /></a>Composé par Dominique Dupraz « Espaces Sonores  » est le titre du cd paru sous le label New Consonant Music d’Alain van Kerckhoven.</p>
<p style="text-align: justify;">Figure emblématique depuis presque trente ans de la nouvelle Musique Consonante, Dominique Dupraz compositeur français né à Pris en 1947, fait ses études musicales à l’Université de la Sorbonne et au Conservatoire Rachmaninoff. Docteur en musicologie, il enseigne et compose tant pour des chœurs que pour des ensembles symphoniques. Il dirige pendant plusieurs années comme chef d’orchestre l’Ensemble de musique contemporaine « Horizons Sonores XXI » avec lequel il se  produit lors de nombreux concerts. Ses compositions musicales, pour piano, chant-piano, quatuor à cordes, ont été élaborées  en Belgique, au Luxembourg, en France, en  Angleterre, et en Tchéquie. Depuis de nombreuses années, grâce à son appartenance au courant de la « Nouvelle Musique Consonante », le titre de fervent défenseur de la musique de notre époque auprès d’un large public lui est attribué.</p>
<p style="text-align: justify;">Dupraz est accompagné de la pianiste belge Mireille Gleizes, qui a reçu le Premier Prix du Conservatoire Royal de Gand. Celle-ci a décroché son diplôme supérieur avec la plus haute distinction et continue sa formation au Conservatoire de Minsk. Parallèlement à son art, elle cultive le silence dans la méditation zen ce qui fut la source de son expressivité. Grâce à ce mélange de sensibilité et de virtuosité, elle a pu utiliser un large répertoire allant de Jean-Sébastien Bach à Alfred Schnittke et intègre de nombreux compositeurs contemporains sensibles à un échange direct avec le public comme Dominique Dupraz ou Gilberto Mendes. Elle exerce tant comme soliste que comme musicienne de musique de chambre et participe à de nombreux concerts en Europe, aux Etats-Unis ainsi qu’à plusieurs enregistrements de disques compacts et de musiques de film.</p>
<p style="text-align: justify;">A travers ces courtes pièces pour piano, Dominique Dupraz réussi à nous faire  voyager dans son monde. Le pari est gagné, la piste 11 nous transperce par une sensibilité à nous couper le souffle. Le message est clair, la beauté nous touche et fait naître en nous un agréable sentiment de bien être et de quiétude.</p>
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		<title>« Entre Terres » &#8211; Orchestre de Douai</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 09:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le CD « Entre Terres », est un hommage musical poignant aux mineurs du Douaisis  et du monde entier rendu par l’orchestre de Douai  fondé il y a 40 ans. Créée en 2009 par Nicolas Bacri, cette œuvre symphonique est une composition en cinq tableaux : Le Carbonifère,  Ma première descente, Des enfants et des animaux, In memoriam , [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/3576072011703.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4665" title="Entre Terres" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/3576072011703-300x272.jpg" alt="Entre Terres" width="300" height="272" /></a>Le CD « Entre Terres », est un hommage musical poignant aux mineurs du Douaisis  et du monde entier rendu par l’orchestre de Douai  fondé il y a 40 ans. Créée en 2009 par Nicolas Bacri, cette œuvre symphonique est une composition en cinq tableaux : Le Carbonifère,  Ma première descente, Des enfants et des animaux, In memoriam , Une époque.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est lors de l’exposition « Sur un air de mine » du Nord-Pas de Calais, dédiée à la place de la musique dans la culture minière qu’un partenariat  est né entre le musée et l’orchestre de Douai et le projet de la création d’une œuvre contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Bacri, né à Paris en 1961, obtient le premier prix de composition musicale au CNSM. Professeur d’orchestration au Conservatoire de Genève, il se consacre plus tard entièrement à la composition. Il remporte de nombreux prix dont le Grand Prix de l’Académie du disque 1993 et plusieurs prix de la SACEM et de l’Académie des Beaux-Arts . Depuis la création de son premier Concerto pour violon, il  reçoit des commandes de Radio-France, du Ministère de la culture et d’orchestres, de solistes et festivals.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte est récité par Philippe Murgier, auteur, réalisateur, qui  obtint de nombreux prix pour son film « Un portrait ». Récitant apprécié par les chefs d’orchestre, il met au service de l’oratorio son expérience d’acteur et de musicien : « Ivan le Terrible » de Prokofiev, les monologues pascaliens de Bacri et  des contes pour enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Sous la direction du chef d’orchestre  Stéphane Cardon, on retrouve les 52 musiciens de l’orchestre de Douai accompagnés de 90 choristes de La Chorale des Mineurs Polonais composée d’une trentaine de membres issus de l’émigration polonaise des années 20. Cette chorale s’est déjà distinguée internationalement avec un répertoire de chants folkloriques, religieux ainsi que des chants baroques et classiques. Egalement présente, La Maîtrise Boréale composée d’une centaine d’enfants et d’adolescents localisés sur la métropole lilloise et à Avesnes-sur-Helpe souffle sa voix jeune sur cette composition de Bacri. Par ailleurs, chaque année  ils donnent des concerts avec de grands chefs, des ensembles musicaux réputés et des structures de production réputées comme l’Orchestre National de Lille.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce mélange d’expression musicale donne à cette œuvre un sentiment de tristesse lorsqu’on repense à toutes ces personnes travaillant péniblement dans les mines et en contre partie, il nous fait sourire par les anecdotes de Philippe Murgier et nous amuse par le biais des chœurs de la Maîtrise Boréale. « Ma première descente » nous décrit cet univers et donne à cette composition une incroyable puissance.</p>
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		<title>ELAN &#8211; Musique de ballet de Camille Saint-Saëns</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 09:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Elan, récent album du label australien Melba, est sorti  début novembre 2011 en Europe. Cet enregistrement nous dévoile la musique de Ballet qui est une première mondiale de 4 opéras de Camille Saint-Saëns : « Etienne Marcel, Henry VIII, Proserpine et Ascanio ». Le célèbre auteur et biographe Jean Gallois nous retrace la vie de cet illustre compositeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/5324-6343-thickbox.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4653" title="Elan" src="http://www.leseditionsromaines.biz/wp-content/uploads/5324-6343-thickbox-300x300.jpg" alt="Elan" width="300" height="300" /></a>Elan, récent album du label australien Melba, est sorti  début novembre 2011 en Europe. Cet enregistrement nous dévoile la musique de Ballet qui est une première mondiale de 4 opéras de Camille Saint-Saëns : « Etienne Marcel, Henry VIII, Proserpine et Ascanio ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le célèbre auteur et biographe Jean Gallois nous retrace la vie de cet illustre compositeur français de l&#8217;époque postromantique né en 1835. Grand  pianiste, organiste, célèbre pour ses douze opéras, ses oratorios, symphonies, cinq concertos pour piano, de la musique de chambre,…Occupant également une place importante dans l&#8217;histoire du septième art : il fut le premier compositeur réputé à composer une musique spécialement pour un film.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’enregistrement d’Elan, nous retrouvons à la tête du Victoria Orchestra, la baguette du chef d’orchestre français <strong>Guillaume Tourniaire</strong>. Il étudia au Conservatoire de Musique de Genève  pendant laquelle il sera lauréat du premier prix au concours international de piano de Gabriel Fauré. En 1993, il débutera sa carrière comme directeur artistique de l’Ensemble vocal le Motet de Genève. Après un succès foudroyant, il prendra le poste de directeur musical de l’Opéra national de Prague en 2007. Pionnier et passionné, il poursuit  son œuvre comme le « champion des premières mondiales ».</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette composition d’exception, la 12<sup>ème</sup>  danse «  Apothéose » de l’opéra d’Ascanio, reflète l’atmosphère passionnée et solennelle de l’album par le biais des jeux subtils des cordes et des vents. En un mot, un vrai crescendo musical enivrant.</p>
<p><strong>A voir également :</strong></p>
<p><a title="Entretien avec Guillaume Tourniaire" href="http://eurasianfinance.com/2010/03/entretien-avec-guillaume-tourniaire-chef-d%E2%80%99orchestre/" target="_blank">Entretien avec Guillaume Tourniaire, chef d’orchestre</a></p>
<p><a title="Turbulent Heart - Music of Vienne &amp;  Chausson" href="http://eurasianfinance.com/2009/11/1337/" target="_blank">Turbulent Heart – Music of Vierne &amp; Chausson – Melba Recordings</a></p>
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